Martine Varenne-Caillard, membre des Mampreneurs, vient de publier son premier roman, Les Baladins électriques, aux éditions Le texte vivant. Rencontre avec une auteure comblée.

 

Que raconte  Les Baladins électriques ?

C’est l’histoire d’une maison familiale, vécue au travers des gens qui l’ont aimée : son créateur, riche pharmacien haut en couleur, puis ses héritières, qui ne supportent pas l’idée que cette demeure puisse disparaître. L’esprit du créateur reste présent après sa mort, provoquant un mystérieux jeu de miroir entre les protagonistes. Les Baladins électriques est le nom d’un groupe de rockeurs qui vit avec les jeunes filles.

 

Quelle a été ta source d’inspiration ?

Cette maison existe vraiment ! Elle a été construite par mon grand-oncle à Saint-Cloud au début des années trente. Issu d’un milieu défavorisé, Alfred Daniel Brunet (c’est son nom) a fait fortune dans la pharmacie. Artiste dans l’âme, il a fait construire cette maison extraordinaire, qu’il a remplie de meubles et d’objets de collection. Le jardin aussi valait le détour avec son orangerie, sa roseraie, ses volières, et diverses essences d’Italie ou de Grèce... Mon grand-oncle organisait des soirées coquines qui l’ont fait connaitre auprès du tout Paris. Il est malheureusement décédé dans un banal accident de voiture en 1943.

 

Qu’est devenue cette maison ?

La municipalité de Saint-Cloud l’a achetée en 1978 et y a installé le Musée des Avelines (musée d’art et d’histoire de Saint-Cloud) dix ans plus tard. J’ai eu le grand plaisir d’y présenter mon livre le 5 mai.

 

Comment réagissent tes lecteurs ?

Les réactions sont très variées, et c’est tant mieux ! Certains apprécient l’écriture, marquée par trois styles très différents selon les narrateurs : mon grand-oncle utilise un langage châtié, l’une des jeunes filles un ton familier et la deuxième un langage étrange lié à sa maladie mentale. Certains trouvent le livre drôle, d’autres le trouvent au contraire sombre du fait des drames qui s’y déroulent. C’est très intéressant d’observer ces différentes perceptions.

 

Comment as-tu trouvé ton éditeur ?

J’ai envoyé mon manuscrit à la maison d’autoédition Publishroom. J’ai ainsi été repérée par Sabrina Grimaldi, qui possède sa propre maison d’édition, Le texte vivant. Elle a aimé les Baladins électriques et a décidé de l’éditer. Un honneur pour moi, sachant qu’elle ne sélectionne qu’une dizaine de livres par an.

 

As-tu d’autres projets d’écriture ? 

Oui, j’ai un nouveau projet en préparation…

 

A part écrire, que fais-tu dans la vie ?

J’ai en fait plusieurs vies ! J’ai consacré l’essentiel de ma carrière au théâtre. Diplômée du Conservatoire national supérieur d’art dramatique, j’ai été professeur pour les professionnels, mais aussi pour des amateurs, de tous âges. J’ai longtemps fait partie d’une troupe, puis j’ai créé ma propre compagnie de théâtre amateur à Rambouillet. J’ai eu l’immense bonheur d’écrire et de monter mes propres pièces.

 

Tu es aujourd’hui VDI, en partenariat avec Forever. Pourquoi cette nouvelle activité ?

Retraitée, je n’avais pas prévu de me lancer dans une nouvelle aventure professionnelle. Souffrant d’une fibromyalgie, maladie auto-immune très invalidante, j’ai eu l’occasion de tester des produits à l’aloevera (grâce à une Mampreneur, qui m’a fait connaitre le réseau). Une révélation ! Les symptômes de ma maladie ont disparu et je vis à nouveau normalement. J’ai donc décidé de faire profiter les autres de cette découverte.

 

Tu es membre des Mampreneurs et tu animes ponctuellement des ateliers théâtre dans ton antenne de rattachement, en Essonne. Que t’apporte ce réseau ?

Beaucoup de nouvelles relations très intéressantes qui me montrent ce qu’est un chef d’entreprise. Je viens du monde artistique et n’ai jamais eu ce genre de formation, ni approché de l’intérieur cette forme de travail. Il est très facile de s’adresser aux Mams pour leur demander des avis, des conseils, pour engager des partenariats, ou simplement pour passer des moments agréables. Il n’y a pas d’esprit de concurrence ni de jugement, du moins je n’en ai pas remarqué. Il y a aussi un phénomène de remise en marche lorsque l’on a un coup de moins bien, des doutes, un passage à vide… le seul fait de se retrouver fait du bien car nous savons toutes que nous rencontrons les mêmes problématiques.

 

Découvrez " LES BALADINS ÉLECTRIQUES " - sortie le 4 avril 2017

Écrit par Martine Varenne-Caillard

Aux éditions LE TEXTE VIVANT - disponible en version papier et numérique.

 

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